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[Critique] Les Eternels de Chloe Zhao

15 novembre 2021

Cela faisait un long moment que je n’avais pas été au cinéma pour voir un film du Marvel Cinematic Universe. Et je dois avouer que Les Éternels de Chloe Zhao n’était pas le film qui m’intéressait le plus lorsque la phase 3 du MCU a pris fin. Mais après avoir loupé la sortie de Black Widow et ne pas avoir pris le temps de voir Shang-Shi, les Éternels, était là à m’attendre.

Lorsque j’ai vu que le film durait plus de 2h30, je me suis pour la première fois demandée, si je n’allais pas m’acheter des friandises pour faire passer le temps, alors que je déteste manger au cinéma. J’avais peur que le film soit trop long, mais surtout très lent. Et pourtant, je n’ai pas vu le temps passer, assise dans mon siège.

Les Éternels sont des créations des Célestes, envoyés sur Terre afin d’exterminer les Déviants (une création des Célestes qui a mal tourné). Lorsque leur mission a été accomplie, les Éternels sont restés sur Terre et ont continué de vivre leur vie pendant des milliers d’années. Jusqu’au jour où la planète tout entière est frappée pas un tremblement de terre.

Les Eternels – © Marvel Studios

Je suis loin d’être une incollable de l’univers Marvel. Je n’y connais rien en réalité. Je ne savais donc absolument pas qui étaient les Éternels ni à quoi m’attendre en allant voir ce film. Je ne savais pas non plus à quoi m’attendre avec un film de super-héros dont le leader serait incarné par Salma Hayek et l’une des héroïnes serait Angelina Jolie. Mais plus on avançait dans le film et moins le casting me paraissait étrange, même si c’était assez drôle de voir Richard Madden et Kit Harrington être des rivaux plutôt que des frères pendant une scène.

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Les Eternels – © Marvel Studios

L’histoire se déroule après les évènements d’Avengers Endgame et le retour de la moitié de l’univers avec divers flash-back. La première scène se passe à Londres en compagnie de Sersi (Gemma Chan), Sprite (Lia McHugh) et Dane (Kit Harrington).

Nous faisons la connaissance de dix Éternels, être immortels avec des capacités et aptitudes propres à chacun, dirigé par Ajak (Salma Hayek).

Ajak / Les Eternels – © Marvel Studios

Très vite on nous explique quel rôle ils ont jouée auprès des humains. On nous explique également pourquoi, ils ne sont pas intervenus lorsque Thanos a eu la « brillante idée » de vouloir éradiquer la moitié de l’univers. L’une des règles des Éternels, est qu’ils ne doivent pas intervenir dans les guerres et les conflits des êtres humains, car cela leur permet d’évoluer.

C’est un concept que peu d’Éternels comprennent, en particulier Druig (Barry Keoghan), dont l’aptitude est de contrôler les êtres par la pensée. Ce qui signifie qu’il peut les empêcher de s’entretuer et les forcer à vivre en harmonie.

Druig est d’ailleurs le personnage que j’apprécie le plus. Son attitude durant une bonne partie du film m’a fait croire qu’il se retournerait contre sa famille et serait l’antagoniste de l’histoire. Mais son côté rebelle n’était qu’une démonstration d’amour et d’empathie pour les êtres humains. Tout comme Ajak et Sersi aiment profondément la planète Terre et ses habitants.

Sersi / Les Eternels – © Marvel Studios

Les personnages qui sont le plus mis en avant sont Sersi et Ikarus (Richard Madden). Mais ce ne sont pas forcément les personnages les plus intéressants. Phastos (Brian Tyree Henry), qui est l’ingénieur des Éternels, est le personnage qui est parvenu à fonder une famille et qui est prêt à tout pour la conserver. Théna (Angelina Jolie) est l’Éternel qui sait et adore se battre. Mais elle est atteinte d’une maladie handicapante,qui la pousse à attaquer ses propres alliés. Sprite est également un personnage intéressant. C’est un Éternel emprisonné dans le corps d’une adolescente et qui rêve de pouvoir grandir.

Plusieurs références sont faites dans ce film. Il y a d’abord Ikarus qui est presque une copie conforme de Superman. Il vole et est rapide comme Superman, lance des lasers avec ses yeux. Mais il peut également être comparé à Icare. Théna est également une référence à la déesse Athéna grâce à son bouclier et sa lance qu’elle fait apparaître lors des combats. Quant à Phastos, il est une référence à Héphaïstos.

L’ultime référence à la mythologie grecque est le nom de la planète d’où viennent les Éternels : Olympia.

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Théna / Les Eternels – © Marvel Studios

Malgré cet aspect divin qui leur est attribué, les Éternels paraissent très humains dans leur façon d’agir et de réagir. Sersi et Ikarus sont amoureux l’un de l’autre. Théna et Gilgamesh (Don Lee) sont comme frère et sœur et partent vivre ensemble de leur côté pour protéger Théna de sa maladie. Druig et Makkari sont également très proches.

Les Eternels – © Marvel Studios

Les Éternels, n’est pas un Marvel comme les autres. Je l’ai personnellement qu’il y avait moins d’action. Le film est plus posé et moins drôle. L’Éternel Kingo (Kumail Nanjiani) est le comic-relief du film avec son valet humain, Karun. Mais c’est un duo auquel je n’ai pas du tout accroché.

Le point négatif de ce film est l’exploitation des Déviants, car après leurs exterminations des siècles plus tôt, ceux-ci parviennent à revenir avec pour but principal d’éradiquer les Éternels. Mais le problème est qu’on les voit très peu. On a donc du mal à se dire que ce sont eux les réels antagonistes du film. (On finit par comprendre que ce n’est pas entièrement le cas). Ce ne sont d’ailleurs pas les seuls personnages que l’on voit peu : Makkari disparaît pendant au moins un tiers du film. Phastos est également peu présent. Quant à Dane, interprété par Kit Harrington, fait presque office de figuration, ce qui est un poil décevant.

Les Eternels – © Marvel Studios

Ce que j’ai beaucoup aimé en revanche, est le retournement de situation au beau milieu du film et dans lequel on nous explique la réelle raison de l’inaction des Éternels pendant les conflits/guerres entre humains. Mais ce que j’ai beaucoup aimé est la réelle identité de l’antagoniste du film. Dans un premier temps on pense rapidement que ce sont les déviants. J’étais ensuite persuadée que c’était Druig. Mais on nous fait très vite croire que ce n’est qu’Arishem (le Céleste qui a envoyé les Éternels sur Terre). Puis on finit par découvrir l’identité réelle de l’antagoniste et ça, je ne l’avais pas vu venir.

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Arishem, le Céleste / Les Eternels – © Marvel Studios

L’un des autres point forts du film est qu’il réussit l’inclusivité. Cela fait plusieurs années que le cinéma tente d’être inclusif dans ses films. En général ce n’est pas très subtil. Mais dans les Éternels, l’inclusivité est naturelle. Un des personnages est gay et on n’en fait pas des tartines sur son homosexualité. Makkari est un personnage sourd (tout comme son interprète Lauren Ridloff) et sa surdité est un avantage plutôt qu’un handicap. Le film se repose en réalité sur une seule actrice et c’est Gemma Chan (britannique d’origine chinoise).

On sent que dans ce film, Marvel Studios tente de proposer autre chose et ça marche plutôt bien pour ce film.

Comme toujours à la fin des films du MCU, il y a deux scènes post-génériques et je crois que c’est la première fois que je ne comprends absolument rien. Les deux seules choses que j’ai comprises, était qu’Harry Styles était entré dans la famille du MCU (il m’a fallu un certain temps pour le reconnaitre) et que Kit Harrington ne faisait pas que de la figuration. Il aura sans doute un rôle beaucoup plus important dans la suite du MCU.

Les Eternels – © Marvel Studios

J’ai apprécié les Éternels. On n’a pas forcément besoin de le rattacher aux autres films de la saga pour bien le comprendre. Je trouve ça bien.

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4 Commentaires

  • Répondre Fanny Babymeetstheworld 17 novembre 2021 at 4 h 26 min

    Pas trop mon genre mais ça devrait plaire à mon chéri 🙂

    • Répondre Priscilla 17 novembre 2021 at 21 h 43 min

      C’est vrai que ça ne peut pas plaire à tout le monde. Ce n’était pas mon genre non plus, mais j’adore Spider-man. Alors dès qu’il a été mélangé à cet univers, je n’ai pas pu résister et j’ai suivi.

  • Répondre Romain 17 novembre 2021 at 13 h 41 min

    Je ne suis pas allé au cinéma depuis au moins quinze ans, je ne me souviens même plus du dernier film que j’ai vu ! 🙂

    • Répondre Priscilla 17 novembre 2021 at 21 h 44 min

      C’est long 15 ans. C’est pourtant chouette d’aller au cinéma pour regarder un film sur grand écran dans le noir 🙂

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