Humeur

Comment j’ai raté mon expatriation

11 mai 2020
expatriation londres

J’ai eu un peu de mal à écrire cet article. Je ne savais pas trop par où commencer et surtout quelle serait ma réaction pendant l’écriture de ce texte. Il fallait aussi que je digère un peu cette expérience ce qui a été très, très compliquée pour moi. Puis j’ai enfin décidé de me lancer.

Comment j’ai raté mon expatriation

Quand on recherche des informations sur l’expatriation, on tombe souvent sur des blogs très sympas où il est écrit à quel point l’expatriation est géniale, à quel point cela a été la meilleure idée que le blogueur/ la blogueuse a pris dans sa vie. Idée qu’il ou elle conseille à tout le monde. Ce qu’on voit moins en revanche, c’est l’expérience ratée de l’expatriation, celle qui ne fait pas rêver, celle où on galère et où cette galère ne s’arrête pas, voire empire. Celle à laquelle on peut associer le mot échec.

Car c’est de ça dont je vais parler. D’échec. Mon échec.

J’étais pourtant partie avec toutes les bonnes intentions du monde. Après plusieurs occasions manquées (stage à Londres avorté, semestre impossible à financer) l’opportunité s’est enfin présentée à moi de pouvoir vivre mon expérience à Londres comme je l’ai toujours rêvé. J’ai donc saisi ma chance. Bien sûr je ne suis pas partie la fleur au fusil. Je me suis renseignée, j’ai fait les démarches nécessaires pour pouvoir être certaine de ne pas avoir de problème une fois que j’aurais trouvé un travail à Londres. Avec le Brexit qui venait d’être voté à l’époque, certaines démarches devenaient de plus en plus compliquées, mais je ne désespérais pas. Je voulais trouver un travail à Londres et je le trouverais. J’étais donc très déterminée et surtout pleine d’espoir. J’étais certaine que je parviendrais à mes fins.

Mon arrivée à Londres

Ma recherche d’emploi sur Londres a duré quatre mois. Je ne sais pas si c’est beaucoup ou non, mais de mon point de vue ce n’était pas grand-chose, car j’avais déjà vécu un chômage d’un an et demi sur Paris avant de trouver le job – pour lequel le contrat s’était terminé – avant que je prenne la décision de partir à la conquête de Londres. J’avais d’abord passé quelques semaines chez une amie qui était déjà installée de l’autre côté de la Manche, une chance pour moi. Durant ces quelques semaines j’avais réussi à passer quelques entretiens et envoyer des candidatures. Mais ces recherches avaient été infructueuses dans un premier temps et ne voulant pas forcément envahir l’espace de cette amie (je déteste être hébergée par les gens même si je la remercie infiniment pour ça), j’étais rentrée une première fois sur Paris. À partir du moment où j’avais quitté Londres, des entreprises m’avaient contacté pour passer des entretiens. Qu’à cela ne tienne, j’avais pris un billet aller-retour dans la journée pour passer un de ces entretiens (j’avais fait cette expérience deux fois). Cela m’avait coûté pas mal d’argent, mais à chaque fois je me disais que je le faisais pour la bonne cause. J’avais un but et je voulais l’atteindre. Je voulais me convaincre que je pouvais parvenir à quelque chose, réussir quelque chose qui pourrait me rendre fière.

Puis c’est arrivé. On m’a contacté pour me dire qu’on me proposait un travail. C’était génial. Le hic ? J’avais fait croire que je vivais à Londres pour pouvoir passer l’entretien alors que j’étais à Paris. Dès cet instant, j’avais quelques jours pour faire une valise et une semaine pour me trouver un logement.

La chance avait été avec moi à ce moment-là, car un membre de ma famille s’installait également à Londres. Étant à ce moment-là sur Paris, elle avait pu me donner les clés de son appartement pour la semaine qui suivrait.

Cette semaine-là n’avait pas été facile, car il avait fallu que je jongle entre l’angoisse des premiers jours dans un tout nouveau boulot, la formation qui durait une semaine et mes recherches de logement (j’écrirai un article sur ça plus tard). Même si cela a été le parcours du combattant, j’ai pu trouver une colocation en cinq jours dans mon quartier de prédilection. Pour le boulot, ce n’était pas le job de mes rêves et même si, comme dans beaucoup de boulot, on ne peut pas s’entendre avec tout le monde, je n’avais pas vraiment à me plaindre. Les collègues étaient sympas, les horaires étaient convenables et le salaire était correct. Mais le hic dans cette histoire était le contrat. Le premier que j’avais signé durait quatre mois et le deuxième durait trois mois avec un mois sans contrat entre les deux. Je ne m’en suis pas plainte parce que ça signifiait quand même que je restais à Londres pour huit mois minimum et que je pouvais profiter de la ville. Tout se passait bien jusque là. J’étais contente. Je semblais avoir atteint une étape.

Puis la fin du deuxième contrat est arrivée.

A la recherche d’un nouveau travail

Je n’étais pas démoralisée, bien au contraire. J’étais prête à affronter de nouveau les entretiens d’embauche. J’étais super motivée. On me contactait assez régulièrement après lecture de mon CV, on me demandait de passer des tests et la plupart du temps, j’échouais à ces tests. Mais je ne me démoralisais pas. C’était le début et je me disais que j’allais forcément trouver quelque chose dans la branche je convoitais. Je voulais écrire. Je n’avais pas choisi la branche la plus facile, mais j’y croyais.

Puis j’ai commencé à douter. Plus le temps passait et plus on me disait que je n’avais pas le profil ou pas assez d’expérience. Certaines agences de recrutement avaient aussi tendance à me proposer des postes qui étaient à l’opposé de mon CV. J’avais beau dire que ça ne fonctionnerait pas, on ne m’écoutait pas. Alors, j’allais quand même aux entretiens et j’avais la confirmation que ça ne me correspondait pas et j’étais un peu plus démoralisée.

Ne pas avoir de travail quand on vit à Londres ce n’est vraiment pas facile. Je faisais attention à mes dépenses et je ne sortais quasiment pas. J’étais donc souvent très seule à ruminer mes pensées et mes idées noires. Je me remettais constamment en question et me demandais pourquoi je ne trouvais pas de travail. Il m’arrivait même d’en pleurer parce que je me sentais désespérée.

Dans des cas comme ça, on dit souvent qu’il ne faut pas être seule, qu’il faut se confier. J’avais la chance d’avoir un membre de ma famille dans la même ville que moi, mais on n’était pas proche au point de me confier sur ces choses-là. Je ne me voyais donc pas lui parler de mes problèmes, de ce que j’appelais mes névroses. J’avais aussi perdu de vue l’amie  qui m’avait hébergée. J’ai pourtant une autre amie, que je voyais souvent et avec qui je parlais du fait que je ne trouvais toujours pas de travail. Mais comme à chaque fois, je me mettais une sorte de masque sur le visage pour qu’on ne se rende pas compte du réel désarroi dans lequel j’étais. J’avais en réalité l’impression d’être nulle, une moins que rien, d’être bonne à jeter.

Dans ces moments de déprime, je pensais à rentrer en France, car Londres ne me semblait plus aussi belle. Seule, sans travail et dans l’incapacité de profiter de la ville, je ne voyais plus l’intérêt de rester. Puis je tentais de me reprendre. Après tout j’étais venue à Londres pour une raison et je devais réussir mon projet. Échouer n’était pas une option.

Et cette option a disparu de mon esprit le jour où j’ai été contactée pour un nouveau job. Je n’arrivais pas à y croire, mais il était pourtant là. Il était dans la branche que je souhaitais même si l’industrie ne m’intéressait pas et surtout c’était un CDI. Mon premier CDI. Seulement voilà, quelque chose me dérangeait avec ce job. Quelque chose clochait, mais je ne savais pas quoi. J’ai essayé de faire un effort, mais ça s’est rapidement retourné contre moi. J’ai démissionné et je suis retournée à la case départ : Être à Londres, sans travail et totalement désespérée. C’était trop pour moi et j’ai décidé de rentrer (article sur ce travail à venir très bientôt).

Cette décision a quand même été dur à prendre. Je ne savais d’ailleurs pas si c’était la bonne solution. J’avais l’impression que quoi que je décide, ce serait forcément la mauvaise décision, mais il fallait faire un choix et le mien a été de rentrer.

Mes parents étaient d’accord avec ça. Je pense souvent que j’ai les meilleurs parents du monde. Quoi que je fasse, ils me soutiennent. Ils me disent toujours que je dois suivre mon instinct et qu’ils sont fiers de moi quoi qu’il arrive. Ça fait du bien d’entendre ça. Mais en tant qu’enfant, je me dis parfois que mes parents ne sont pas objectifs. Ils me disaient que ce n’était pas un échec, que rien ne m’empêcherait de revenir à Londres plus tard. Plus tard ? J’approche sévèrement de la trentaine et j’ai un besoin viscérale de m’installer et de stabilité. Je savais donc pertinemment que si je partais de Londres, je ne n’y reviendrai pas pour m’installer.

C’était donc un échec.

Je posterai la deuxième partie de cette expérience le plus tôt possible. J’aborderai le retour en France et surtout ce qui s’est passé après l’échec.

Mais en attendant, vous pouvez me dire, si vous le souhaitez, quels ont été les échecs de votre vie (si vous en avez déjà vécu) et comment vous les avez surmontés.

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16 Commentaires

  • Répondre Morgane 12 mai 2020 at 9 h 32 min

    Hello ! Moi qui suis expatriée, ton article m’intriguait beaucoup et vraiment, je trouve que tu es très courageuse de pouvoir mettre sur des mots ton « échec »… C’est vrai qu’on parle rarement des mauvais côtés de l’expatriation et des difficultés qu’on peut rencontrer qui sont plus dures à surmonter lorsqu’on est loin de nos proches… Même si j’aurais probablement réagi comme toi en appelant cette expérience « échec », d’un point de vue extérieur, je ne dirais pas qu’il s’agisse de cela ! Au moins, tu as osé, tu es partie et tu as rebondi plusieurs fois. Beaucoup de personnes n’auraient tout simplement pas eu le courage de partir à l’étranger sans rien (logement, travail etc) et rien que cela, c’est une sacrée victoire 🙂

    • Répondre Priscilla 13 mai 2020 at 18 h 01 min

      Hello!
      Alors il y a des personnes de mon entourage qui me disent la même chose : que ce n’est pas un échec, car j’ai au moins réussi à faire ça. Mais j’ai encore du mal à penser autrement. Je me repasse sans arrêt les derniers événements que j’ai vécu là-bas. Ce n’était pas joyeux et je suis encore focalisée sur ça.
      Merci pour ton commentaire 🙂

  • Répondre Sandra 12 mai 2020 at 11 h 16 min

    Déjà bravo parce qu’il faut du courage pour s’expatrier ET pour parler de ses échecs. La vie c’est aussi ca et c’est ce qui nous construit. C’est ridicule de parler seulement du beau, du joli, du bon alors que ce qui nous rends fort.e.s ce sont les échecs. Aprés, c’est peut être un peu de pudeur mais enfin je pense que ca fait parti du jeu et que c’est super de partager ca, car on en vit tous des échecs comme des réussites.
    J’ai l’impression que tous se goupillaient pas mal pour toi malgré le fait que ca devait être stressant sur le coup, mais que le plus dur a été aprés ce contrat de 8 mois. C’est pas évident quand on a pas pu créer de social de remonter la pente parce que souvent les autres nous aident beaucoup par leurs présences, même si certains ne sont rtendrons jamais compte car ce sont des gens de passage par exemple. Pour ma part, ca m’a beaucoup aidé dans les difficultés d’avoir mes amis mais aussi ces gens de passage que tu croises en soiré et à qui tu ne parlera pas d’échecs mais seulement de futilités : des conversations légères, des rires en soirées, avec ces gens pas besoin de raconter sa vie… Ca m’a beaucoup aidée. et la plupart ne le savent pas car je ne me confie pas la dessus à des connaissances. Mais je ne l’oublierai jamais !
    En tout cas, bravo pour cette article ca aidera surement d’autres personnes de lire ton expérience qui même si elle n’a pas été facile a du t’apprendre beaucoup.
    A bientôt !

    • Répondre Priscilla 13 mai 2020 at 18 h 12 min

      L’échec est vraiment quelque chose avec lequel on a du mal à cause du regard des autres (ou du moins du certaines personnes). Le regard et le jugement de la société pèse beaucoup, je trouve.
      J’ai déjà pu entendre « Ne parle pas de tes échecs, parlent de tes réussites. », parce que c’est encore tabou. On essaie de démocratiser ça, mais ça reste difficile.
      Je suis quelqu’un d’introvertie/solitaire et de très peu sociable, ça n’aide pas beaucoup à l’ouverture, mais je comprends ce que tu veux dire 🙂

  • Répondre Lola 12 mai 2020 at 11 h 36 min

    Super intéressant ton article ! Je me suis moi-même expatriée presqu’un an (pour mes études) en Ecosse et j’ai eu certaines désillusions même si j’en tire au final une superbe expérience ! C’est bien de voir parfois l’envers du décor et de ne pas croire naïvement que tout est toujours tout rose !

    • Répondre Priscilla 13 mai 2020 at 18 h 15 min

      Oui, les désillusions arrivent, c’est certain. Mais tant que ça reste passager et que ça ne gâche pas ton expatriation, il n’y a aucun souci.

  • Répondre Romain 12 mai 2020 at 11 h 58 min

    Pour moi ce n’est pas un échec, trouver du travail deux fois et réussir à vivre à l’étranger pendant des mois c’est quelque chose de génial !
    Par contre je sais à quel point c’est dur de faire semblant d’aller bien devant les autres quand ça ne va pas du tout. Tu es très courageuse et cette expérience à Londres et tout ce que tu as traversé là-bas te sera utile à l’avenir. 🙂

    • Répondre Priscilla 13 mai 2020 at 18 h 20 min

      Il est vrai que je ne voyais pas les choses sous cet angle. Trouver un autre travail était tellement essentiel, que lorsque c’est arrivé, je ne me suis pas dit que c’était une réussite. C’était tout simplement, normal. Ta vision est plus positive que la mienne. Merci 🙂

  • Répondre Melanie 14 mai 2020 at 9 h 36 min

    Hello,
    Etant moi-même expatriée au Royaume-Uni depuis un an, j’ai été intriguée par ton histoire et ton titre. Je suis désolée que ton expérience ne s’est pas passée comme prévu :/ C’est sur que partir vivre à l’étranger c’est très compliqué, surtout lorsque l’on doit chercher du boulot j’imagine (ce n’était pas mon cas comme je travaille pour moi-même). Je comprends que ça te démotives, mais si Londres est une ville qui te fais vraiment rêver et que tu veux vraiment réaliser ce rêve, pourquoi pas retenter ? J’espère que tu ne vas pas le prendre mal, mais je pense que le fait d’avoir « précipiter » les choses n’ont pas aidé 😉 Personnellement, j’ai mis un peu plus d’un an à organiser mon déménagement. Je sais que c’est long, mais au moins j’ai pu prendre toute les précautions, garder des économies, faire des recherches, etc. Je pense que si c’est vraiment un souhait intense, alors il ne faut pas abandonner. J’espère que ça t’auras un peu remonter le moral 🙂
    Je te souhaites pleins de bonnes choses,
    Melanie

    • Répondre Priscilla 14 mai 2020 at 14 h 07 min

      Hello!
      Alors ce qu’il faut savoir c’est que je n’étais pas démotivée. J’étais démoralisée, désespérée, cassée, mais pas démotivée. Je ne pense pas retenter tout simplement parce que je n’en ai pas la force « mentale ».
      Je me demande ce que tu entends par « précipiter les choses » ? Parles-tu de mon départ ou de mon retour ? Si c’est mon départ que tu penses précipité, comme je l’ai dit dans le texte, je ne suis pas partie la fleur au fusil. Je ne suis pas partie du jour au lendemain, sans le sou, sans savoir où je mettais les pieds. C’était une décision mûrement réfléchie et pour laquelle j’avais des économies pour parer à tout éventualité. J’avais déjà fait les démarches minimum et necessaires avant de m’installer. Il était totalement volontaire de ma part de vouloir trouver un travail avant de m’installer sur place. Ca m’a pris quatre mois pour trouver un premier emploi, mais ça m’a pris plus de temps pour m’organiser avant ça. Si tu penses que mon départ est précipité, il faut savoir qu’il s’est passé 3 mois entre le moment où j’ai décidé de quitter Londres et mon départ totalement définitif et sans retour (parce qu’on a essayé de me faire changer d’avis).
      Comme je l’ai déjà dit à une autre personne, je suis restée très en surface dans ce texte-ci. Je raconte les choses de manière assez factuel, sans détail. Alors peut-être fait-il penser que j’ai abandonné au premier obstacle. Mais prendre cette déicion a été un crève-coeur pour moi. Un crève-coeur que j’assume totalement et que je ne regrette pas.
      Oui Londres était un rêve et il l’est toujours. Cependant, il y a des moments où il faut rester raisonnable, et quand ça ne va vraiment pas, il faut savoir se replier.

  • Répondre 3 kleine grenouilles 14 mai 2020 at 23 h 26 min

    Quand on part vivre à l’étranger, on se fixe des objectifs (professionnels, linguistiques, etc.) et l’expatriation est tellement valorisé socialement qu’on n’imagine pas ne pas réussir là où tous les autres semblent réussir. La vérité, c’est que partir en Erasmus, ce n’est pas comme partir travailler ou rejoindre son conjoint dans son pays (mon cas actuel).
    Je comprends tout à fait que tu parles d’échec car tu n’as pas atteints tes objectifs / tes rêves d’expatriation mais c’est sûr que cette expérience t’aura aussi apporté quelque chose, notamment si tu prépares un jour une autre expatriation.
    Tu as été courageuse de tenter le coup et ça tu peux en être vraiment fière.

    • Répondre Priscilla 15 mai 2020 at 18 h 41 min

      C’est exactement ça. Quand on voit des témoignages d’expatriés qui adorent leur expérience, on se dit que nous aussi on peut réussir.
      Franchement j’aurais adoré partir en Erasmus. Malheureusement ça ne s’est pas fait, mais c’est quelque chose qui m’aurait vraiment fait plaisir.
      Merci pour ton commentaire qui met en lumière les raisons pour laquelle je considère mon expatriation comme ratée.

  • Répondre Sébastien 22 mai 2020 at 15 h 18 min

    Comme dit le proverbe, l’échec est le fondement de la réussite! Merci pour cet article!

    Très peu de personnes sont capables de partager leurs échecs plutôt que leurs succès!

    Bravo et courage!

    • Répondre Priscilla 23 mai 2020 at 14 h 14 min

      Merci beaucoup pour ton commentaire. Cet article a aussi un petit côté thérapeutique, une manière d’extérioriser ce que j’ai vécu pour pouvoir mieux vivre avec.

  • Répondre Helene 4 juillet 2020 at 16 h 55 min

    Merci pour cet article Priscilla mais comme tout le monde te dit ce n’etait pas un echec, ca a duré le temps que ca a duré et tu as appris de ton experience. C’est très courageux de ta part d’avoir tenté l’expérience et de la revivre encore une fois en la partageant. C’est vrai que souvent les articles sont super positifs car c’est la tendance de ne parler que de l’aspect positif des choses mais le “négatif” fait grandir aussi et est utile pour ceux qui souhaitent se lancer! Bravo à toi

    • Répondre Priscilla 5 juillet 2020 at 21 h 03 min

      Coucou!
      C’est vrai qu’avec les commentaires que j’ai eus, je commence progressivement à me dire que ce n’était pas un échec, mais c’est encore dur à admettre par moment.
      J’ai trouvé necessaire d’en parler, d’abord pour moi, mais aussi parce qu’on peut parfois avoir le sentiment qu’il y a « tromperie sur la marchandise » lorsque notre expérience ne se passe pas comme celle des blogueurs/blogueuses expatriée(e)s à qui tout semble réussir. Il y a des personnes pour qui cela ne se passe pas comme elles l’avaient imaginé.
      Merci pour ton commentaire ! 🙂

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